#1 Où suis-je, qui suis-je ? Je sais juste que la France m'appelle !

Ayatt12 mai 2026entertainment

Bonjour à toutes et à tous.

Voici le récit de ces premiers jours dans ce nouveau monde, raconté au travers d’un nouvel arrivant : moi-même.

J’ouvre les yeux. Une étrange sensation de repos m’envahit. Je suis allongé dans l’herbe, bercé par une douce chaleur, sous un ciel parfaitement dégagé. Tout semble paisible… et pourtant, tout tourne autour de moi.

Je ne comprends rien....

Je ne sais ni où je suis, ni pourquoi je me trouve ici.
Pire encore : au plus profond de mon être, de mon âme, je ne sais même pas qui je suis, putain.

La seule chose dont j’ai l’absolue certitude, c’est que je suis français. (Oui oui, baguette.)

Je me redresse péniblement et observe les alentours. Un petit parc, baigné de verdure, où les fleurs colorées diffusent un parfum aussi agréable que irréel. Le décor pourrait être apaisant, presque idyllique, mais en moi, c’est tout l’inverse. La panique monte. L’angoisse me serre la gorge.

— Mais bon sang… c’est quoi ce bordel ? lâché-je à voix haute.

Une voix calme, presque rassurante, s’élève alors derrière moi.

— Tout va bien, jeune homme ?

Je me retourne brusquement. Face à moi se tient une sorte de cowboy des temps modernes. Chapeau vissé sur la tête, allure tranquille, regard perçant : on aurait dit qu’il venait de sortir tout droit d’un vieux western.

— Heu… oui, ça va, merci. Enfin… non. Pas du tout, en fait…

Je balbutie plus que je ne parle, et avant même que je puisse enchaîner, il m’interrompt d’un geste de la main.

— Rassure-toi, p’tiot. Tout le monde passe par là. On a tous ressenti cette même confusion la première fois qu’on a posé le pied sur Terre. Si tu es ici, ce n’est pas le fruit du hasard. C’est le destin de chacun d’entre nous. La France a besoin de nous. De toi. De tous ceux qui sont prêts à la servir et à l’aider. Ce que tu t’apprêtes à vivre, d’autres l’ont déjà vécu avant toi, ici, dans l’Hexagone, comme aux confins du monde.

Je reste bouche bée. Mon esprit peine à suivre, mais lui continue, comme s’il savait exactement ce qu’il fait.

— Ça devrait te revenir maintenant… Tu t’appelles comment, jeune ?

Je baisse légèrement les yeux, cherchant au fond de ma mémoire quelque chose qui m’échappe.

— Ayatt… Enfin, je crois. Et toi ?

Il esquisse un sourire en coin.

— Julio. Je suis ton parrain. Et avant même que tu poses la question, c’est moi qui vais t’apprendre les fondements de ce monde. Comment contribuer à la prospérité de notre nation, comment te rendre utile auprès de nos confrères, comment participer à l’effort de guerre, attaquer, défendre, résister… Et accessoirement, comment survivre dans ce joyeux bordel.

Malgré mon esprit encore embrumé, quelque chose en moi me soufflait que je pouvais lui faire confiance à cet homme, sorti tout droit d’un vieux film de western.

Je croise les doigts en silence pour qu’il soit le “Bon”, et non pas la Brute ou le Truand.

Sans attendre davantage, il m’attrapa par le bras.

— Allez. On va manger un bout juste à côté. Ça t’aidera à prendre la température de ce nouveau monde.

Quelques minutes plus tard, nous étions installés à la terrasse d’un bistrot de quartier, un de ces petits bouibouis qui ne paient pas de mine mais où l’on sent immédiatement qu’on y mange bien.

À peine assis, le cowboy lança au tenancier :

— Deux coqs au vin avec des frites, mon très cher Thomas !

L’homme derrière le comptoir hocha la tête avec un sourire complice.

Puis Julio se tourna vers moi.

— Et maintenant, sors ton téléphone, Ayatt. Lance la map.

J’exécute sa demande, non sans surprise en découvrant l’appareil dans ma poche. Comme si j’avais toujours su qu’il était là.

J'ouvre l’application, la carte s’affiche, le monde entier se dévoile sous mes yeux.

En temps réel.

Je clignai des yeux, persuadé d’halluciner. Les maigres connaissances en géographie et en géopolitique qui me restaient — je ne savais même pas pourquoi je les possédais — volèrent en éclats.

La Lituanie, que j’aurais juré située modestement au nord-est de l’Europe, s’étendait désormais jusqu’aux profondeurs de la Sibérie, tandis que la Russie semblait réduite à une simple dépendance.

Le Venezuela s’était dressé contre les États-Unis et avait presque entièrement annexé leur territoire.

Le Portugal, avait percé profondément en Afrique du Nord.

Taiwan marchait sur la Chine.

Quant aux Polonais, ils avaient le luxe de se baigner dans l’océan Pacifique…

Et moi, assis devant mon assiette encore fumante, je comprenais une chose : ce monde n’avait plus rien à voir avec celui que je croyais connaître , j’allais devoir faire mes preuves et surtout tout faire pour aider notre France...


N'hésitez pas à me dire si c'est cringe ou cool ennuyeux ou divertissant.
En tout cas je me suis bien amusé à rédiger ces quelques lignes !
Merci de votre lecture quoi qu'il en soit !