Communiqué officiel de la Cie Nouvelle France : Excès de Surquidance

Thoms14 septembre 2026military

Communiqué officiel : Direction générale - Service des relations extérieures et de la renommée


« Fidèles à la France, libres dans nos combats. »


Chers amis, chers ennemis, ainsi que tous ceux qui nous observent de loin. Si la modestie est vertu, force est de constater qu'elle ne fut point notre fort en ce jour. Et pour cause : les chiffres que nous allons vous livrer ne se prêtent guère à la discrétion.


Un quart de la France, par nos lames


Les chiffres sont tombés, et ils sont têtus. La semaine passée, la France entière a porté ses coups sur les champs de bataille, et de tous ces coups, de toutes ces armées, de toutes ces compagnies qui se targuent d'ancienneté et de renom, c'est la Cie Nouvelle France qui se retrouve à elle seule responsable d'un peu plus d'un quart des dégâts infligés. Un quart, Mesdames et Messieurs. Un quart de la France, par les lames d'une compagnie qui n'en est qu'à ses premières semaines.

Que ceux qui, dès notre premier communiqué, nous regardaient d'un œil dubitatif daignent maintenant relever la tête et constater les faits. Nous ne cherchions point cette place, elle est venue d'elle-même. Et que les tenants de l'ancien ordre ne viennent point attribuer cela à la chance, car la chance ne porte pas un quart des dégâts d'une nation.


Le mérite de nos négociants


Mais voici ce que nul ne dit, ou ce que d'autres compagnies oublient trop souvent, derrière chaque lame qui frappe se tient une plume qui négoce. Non point la négociation des contrats, non, mais la négoce au sens noble, celle qui rapporte le denier, qui emplit les caisses, qui fait l'or abonder. Nos négociants, Mesdames et Messieurs, ces hommes et ces femmes de l'ombre qui passent leurs journées à faire fructifier les deniers de la compagnie, méritent aujourd'hui leur quart de gloire.

Dans bien des compagnies, le négociant est négligé, relégué au second rang, oublié des louanges. On fête le guerrier, on oublie celui qui alimente les caisses. La Cie Nouvelle France, elle, ne commet point cette erreur. Car comprenez bien ceci ; sans nos négociants, point de deniers ; sans deniers, point de caisses pleines ; et sans caisses pleines, point de dépôt de garantie à verser pour emporter les contrats de mercenariat. C'est l'or de nos négociants qui ouvre la porte des champs de bataille, et c'est le fer de nos combattants qui y inscrit notre nom.

Nos négociants nous permettent donc de répondre présents lorsque le marché réclame un dépôt de garantie, sans compter le moindre pécule, sans hésiter, sans mesurer chaque pièce avant de s'engager. Là où d'autres renoncent au contrat faute de caisses, nous avançons l'or sans trembler, car nos négociants ont veillé.


En quelques vers


Un quart de la France a subi notre tranchant,

Et les anciens s'étonnent de notre éclat si grand ;

Nos combattants ont porté le fer sans défaillance,

Et la Nouvelle France avance en imprudence.

Mais nul ne chante encore nos négociants de l'ombre,

Ces gens de l'arrière, qui font l'or abonder sans nombre ;

Dans bien des compagnies, le négociant n'est rien,

Relégué, oublié, sans louange et sans bien.

Nos négociants emplissent les caisses de deniers,

Et payent le dépôt qui mène aux batailliers ;

Là où d'autres renoncent, faute d'or et de garants,

Nous avançons le pécule et partons en avant.

La surquidance est notre vêtement de combat,

Mais le quart de la France est l'argument éclatant ;

Confiez-nous vos guerres, confiez-nous vos bannières,

La Nouvelle France gravera son nom de pierres.

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