EXCLUSIF - Fiasco Gustatif Pour Les Militaires Français

JCD27 août 2026military

« Une armée marche sur son estomac », disait Napoléon Bonaparte.

Tout fraîchement rentrés d'Amérique du Sud, des soldats français rompent le silence pour dénoncer la piètre qualité de la nourriture mise à leur disposition pendant la campagne. Témoignages :

« Ça a été épouvantable. Le pain qu'on nous a donné était vraiment immonde. C'est une espèce de baguette industrielle toute sèche avec laquelle on risque de s'étouffer à chaque bouchée. À chaque repas ou presque, un camarade n'arrivait plus à respirer, s'attrapait la gorge et faisait le signe universel de l'étouffement. On a dû faire la manœuvre de Heimlich quasiment tous les jours. »

« C'est de la merde ! Ce pain est cuit trop vite, dans un four trop chaud. La montée n'a pas le temps de se faire et il y a trop d'air dans la mie. Donc, c'est de la merde ! Et en plus d'avoir un goût de chiottes, ce pain n'a aucune valeur nutritionnelle puisque, même après avoir mangé cinq baguettes, on n'est toujours pas rassasié. »

« Déjà qu'il faut qu'on paie notre équipement, maintenant faut qu'on paie notre gamelle... Quel soldat a les moyens de se payer de la viande grillée ou du poisson à 7 BTC ? Alors oui, l'élite de la nation, eux, ils peuvent, mais pour les autres, c'est pain sec et eau croupie deux fois par jour ! »

« Le pire dans tout ça, c'est qu'en plus de la nourriture immangeable, y avait rien à picoler ! L'état-major avait complètement oublié de changer les cubis sur le bateau. En 14 au moins, ils avaient de la gnole dans les tranchées, mais pour nous autres dans l'enfer vert de Manaus, rien du tout ! Les Argentins ont eu pitié de nous et nous ont filé les fonds de cuves de leur malbec... Dé-geu-lasse. Du tord-boyaux. Puis y avait une espèce de vin local, un blanc dont le goût était introuvable. Apparemment, c'était une fine appellation. Les généraux ont bien fait partir en catastrophe un bateau chargé de Ricard depuis Marseille, mais le temps qu'il arrive, on avait déjà pris une branlée et on était sur le bateau du retour vers la Bretagne. Du coup, quand le bateau a accosté à Cayenne, c'est les Vénézuéliens qui ont tout bu. »

« On peut pas guerroyer dans ces conditions, il faut que le gouvernement fasse quelque chose. J'en sais rien, faudrait peut-être mettre Philippe Etchebest à la tête d'un bataillon de cuisiniers pour qu'on ait des trucs corrects à manger, mais bon, j'imagine que quand il va voir le boui-boui que c'est au fin fond de l'Amazonie, il va faire que gueuler sur la propreté des lieux et sur la fraîcheur des produits. En tout cas, moi je repars pas comme ça, c'est clair ! »

Affaire à suivre...

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