
Mes chers concitoyens,
Vous me connaissez déjà .
Vous savez ce que j’ai accompli. Vous savez ce que je n’ai pas accompli. Et pour ce que je n’ai pas accompli, sachez que c’était la faute des autres.
Je ne reviendrai pas lĂ -dessus.
MON BILAN — VERSION OFFICIELLE
Cette législature fut riche. Intense. Parfois traumatisante.
Mais voici ce que je peux vous dire avec fierté :
✔ J’ai voté la loi sur les réserves stratégiques de camembert. Passée à trois voix près. Dans des conditions tendues. Je connaissais l’issue avant tout le monde parce que j’étais assis au bon endroit.
✔ J’ai posé des questions au gouvernement. Le gouvernement a toujours répondu. Toujours. Ce qui prouve que nous avons l’exécutif le plus sérieux, le plus réactif et le plus remarquable de l’histoire parlementaire française. Mention spéciale à Doc — dont la spécialité académique reste un mystère — mais qui préside avec une autorité transversale que je ne cherche plus à remettre en question.
✔ Pendant que Guepo massacrait des Allemands et que Julio élaborait des stratégies militaires en chapeau de cowboy, je tenais le Congrès. Quelqu’un devait le faire. Ce quelqu’un, c’était moi. Et Crowbar. Mais Crowbar est un cannelé, donc ça ne compte qu’à moitié.
✔ Je sais où sont les toilettes du Congrès. Les deux étages. Y compris celle du fond à droite qui ferme mal. Ne sous-estimez pas cet avantage en séance de nuit.
✔ Je connais le prénom de la secrétaire. Elle s’appelle Marie. Elle apprécie qu’on lui dise bonjour. Aucun de mes adversaires ne lui dit bonjour. Et pourtant elle est mega-bonne.
LES MOMENTS DIFFICILES
Pui Pui nous a quittés. Pour le Mali. Volontairement. Je respecte ce choix. Le Mali a ses charmes. Mais il a pris le mot de passe du photocopieur avec lui et on ne s’en est toujours pas remis.
Je ne dis pas que c’est une trahison.
C’est une trahison.
Heureusement, pendant qu’Athena trahissait et que Pui Pui découvrait le Mali, Guepo tenait le front. Literalement. L’homme a regardé une invasion allemande arriver sur Paris et a répondu avec une énergie que je qualifierai pudiquement de “disproportionnée dans le bon sens.”
Résultat : nous distribuons des croissants sous la Porte de Brandebourg.
Je n’y étais pas. J’étais au Congrès. Quelqu’un devait surveiller la machine à café.
POURQUOI ME RÉÉLIRE ?
Parce qu’abandonner maintenant serait irresponsable.
Parce qu’après avoir lu le wiki, deux fois, cette semaine je l’ai imprimé en format deux pages par page, recto verso, après avoir imprimé tout Tikrot et Instagram en A3 pour mettre dans la chambre de Jean-Kevin.
Parce que j’ai des dossiers en cours — notamment le dossier relatif à Rhonades, qui approche de sa conclusion depuis maintenant plusieurs mandats consécutifs.
Parce que je connais quelle chaise grince en séance et je ne m’assieds jamais dessus, ce qui évite des interruptions inutiles pendant les votes importants.
Parce qu’après Athena, après Pui Pui, après les Allemands aux portes de Paris et trois tentatives de sabotage du budget boulangerie — vous avez besoin de quelqu’un qui reste.
Quelqu’un qui connaît les toilettes, la secrétaire, le badge d’accès, la chaise qui grince, et approximativement le règlement intérieur.
C’est rare. C’est moi. Réélirez-moi.
Votez pour l’expérience accumulée.
Votez pour la stabilité logistique.
Votez pour le seul candidat capable de trouver la salle de réunion sans demander à quelqu’un.
🇫🇷 Vive la République.
🇫🇷 Vive le Congrès.
🇫🇷 Vive la Bretagne — française, constitutionnellement, et malgré Rhonades.
Ce message a été approuvé par Doc, validé par Julio, toléré par Crowbar entre deux cannelés, et ignoré par Guepo qui était dehors à faire des choses inquiétantes.
Rhonades réclame un reçu fiscal avant de valider quoi que ce soit.